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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 14:00

 

 
 

 

 Journey bandFondé par deux anciens musiciens de Santana, Neal Schon et Gregg Rolie, Journey offre à l’origine une musique variée qui s’approche tantôt du jazz, tantôt du rock progressif de l’époque. Nous sommes alors en 1973. Cette tendance musicale va se poursuivre jusqu’à la fin de cette décennie. L’album Inifinity marque un premier virage du groupe, qui se dirige vers un rock plus FM, style qui se confirmera au travers des albums suivants.

En 1986 le groupe se met en suspend après avoir subi de nombreux changements de musiciens, seul un « Best of » verra le jour en 1988 ainsi qu’une compilation, Time³ en 1992.

 

Ce n’est qu’en 1996, que Journey se reformera et sortira un nouvel opus. Trial by Fire, plus progressif, marquera la voie à suivre par le groupe, et qui se confirmera au travers des albums Arrival en 2001 et Red13 en 2002. Arrival sera égalment le premier album avec le chanteur Steve Augeri qui quittera la formation après l’album Generations en 2005 et une participation à l’album suivant.

 

2007 marque l’arrivée de l’actuel chanteur Arnel Pineda, repéré sur le net par le groupe avec ses vidéos de reprises de Journey, et le premier album signé par la scudéria métal, Frontiers Records. Si le style n’a pas réellement changé sur Revelation, sorti en 2008, le son, lui, a reçu une véritable cure de jouvence et est beaucoup plus incisif.

 

Prévu pour ce 27 mai, ECL1PS3 (prononcé éclipse) offre un son résolument plus métal sans que l’aspect mélodique et progressif n’aient réellement disparu pour autant. La plage d’ouverture, City of Hope, à découvrir ci-dessous, donne l’impulsion au départ d’un riff certes classique, mais néanmoins très efficace. La voix  de Pineda accompagnée d’une section rythmique sans faille donne vie à la magie. On a d’emblée l’envie médiévale de sauter sur son fidèle destrier, épée à la main, de traverser les plaines verdoyantes à toute allure et d’aller occire l’ennemi.

 

Autre morceau qui titille nos tympans, Human Feel. Placé un peu plus loin dans l’album, ce morceau nous offre une introduction tribale endiablée et traite d’un sujet bien d’actualité, la cyberdépendance. On retrouve également des titres plus FM (Edge of the moment, Chains of love) avec cependant des riffs syncopés très efficaces. Egalement au programme, des balades dont Journey a le talent et la tradition (Tantra, The whom it may concern) avec du piano mielleux qui ravira les plus sensibles d’entre vous. Certains titres sont issu d’une cuisine subtile et nostalgique, nous rappelant l’âge d’or du rock, avec ces jolis refrains, qui, une fois entrés dans votre tête n’en sortent plus (Someone, Anything is possible, Resonate).

 

L’album se clôture magistralement sur Venus, court morceau instrumental, qui nous fait penser aux envolées musicales épiques des Genesis, Yes, Supertramp et autres E.L.P de l’époque. Nous salueront également la performance héroïque de Deen Castronovo à la batterie qui nous offre un défilé rythmique dont on se régale.

 

Bref vous l’aurez compris Eclipse est un album à mettre dans les oreilles de tous les amateurs de défilé mélodique et de solo efficace. Pour les autres, cet opus reste quand même à découvrir. Il vous fera renouer, le temps d’une écoute, avec le métal que vous écoutiez alors que vous étiez encore jeune et acnéique.

 

 

Journey-ECLIPS3

Produit par : Kevin Shirley

Durée : 1h10

Sortie : 27 mai 2011

Label : Frontiers Records

   

 

 

 


 
Musicalement vôtre,

DoRéMich
Par DoRéMich - Publié dans : Articles Rock - Communauté : Musicalement votre...
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 19:10

Récemment sorti sur le label « Le Chant du Monde », Toy Balloons de Sonia Cat Berro nous propose le savant cocktail suivant :

 

Trois doses de jazz contemporain façon Coltrane

Deux doses de tradition façon Thelonious Monk ou Ella Fitzgerald

Arroser le tout de lounge légère et ajouter un zeste d’easy listening 

Glissez-y une pochette comprenant un portrait de l’artiste sur fond de couleurs hypnotiques et votre voyage peut commencer.

 

Vous l’aurez compris, ce troisième opus nous propose une rencontre des genres. Tel Cinematic Orchestra reprenant Kid A de Radiohead ou encore Diana Krall  faisant un bœuf avec Goldfrapp, Sonia Cat Berro contourne les clichés jazzy avec élégance et distinction. Au milieu de ce paysage abondant de nuances, un parangon d’originalité sur le titre « Still loving you » des Scorpions. Plus qu’une simple reprise, l’artiste a réussi le pari d’adapté avec brio ce morceau rock à un univers jazz chamarré et aérien.

 

Autre perle musicale, la plage d’ouverture, éponyme de l’album, qui nous emporte dans un monde psychédélique, tel Alice aux pays des merveilles.

La production très détaillée et la cohérence des morceaux entre eux, offrent, au final, un album spontané et étonnant dont on ne se lasse pas et que l’on prend plaisir à écouter encore et encore sans se lasser.

 

Pour en avoir plus:

 

 

My Space : Sonia Cat-Berro

 

 

   

 

Musicalement vôtre,

DoRéMich

Par DoRéMich - Publié dans : Articles Jazz - Communauté : Musicalement votre...
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 19:53

 

Bon nombre de personnes croient ce qu’ils voient. Ce n’est pas toujours un tort dans l’industrie du disque. En effet, la majeure partie des groupes que nous voyons sur scène interprètent souvent leur musique de la manière la plus normale et naturelle qui soit.

 

Mais, de temps en temps, certains producteurs s’amusent à jouer au prestidigitateur.

boneym436-jpg_10455.jpg

Avec le décès de Bobby Farrel de Boney M, l’une de ces  supercheries est à nouveau mise en lumière. Revenons sur celle-ci.

 

Le producteur allemand Frank Farian travaillait pour le label Hansa Records et enregistrait, avec des musiciens de studio, le morceau Baby Do You Wanna Bump? Boney M était né et ce titre connut un grand succès aux Pays-Bas durant les années 70.

 

Objectif commercial oblige, Frank Farian recrute un groupe rapidement. Il engage des choristes antillaises (Liz Mitchell, Maizie Williams, et Marcia Barrett.) et Bobby Farrell prend place comme danseur et chanteur.

 

Mais la vraie voix, c’est celle de Frank Farian lui-même. En concert, c’est même lui qui prenait le micro, caché à l’arrière de la scène. De même, Maizie Williams n'a jamais chanté durant toute sa carrière dans le groupe. La plupart des chansons sont chantées par Liz Mitchell et Frank Farian, Marcia Barrett faisant les chœurs, et quelques chansons en solo (notamment sur Belfast).

 

Cependant, et même si nous avons été « dupés », Boney M reste un concept : trois filles prosternées aux pieds d’un maître vaudou. De plus, la qualité des mélodies, des arrangements et du rythme restera à jamais gravée dans nos mémoires, nous faisant oublier cette mise en scène sur le groupe. Personnellement, Boney M restera toujours associé à la rivière de Babylone.

 

Autre tour de magie de producteur, celui du groupe allemand Milli Vanilli.

Nous nous souvenons tous de ce morceau « Girl you know it’s true» du début des années 90. Ce morceau apparu sur l’album éponyme, s’est vendu à plus de sept million d’exemplaires (sept fois disque de platine).

 

Repéré par Frank Farian (Mr Boney M) en 1988, Fabrice Morvan et Robert Pilatus furent produit sous le nom de Milli Vanilli. Ce groupe fût très rapidement un phénomène qui déclenchait des hystéries à chaque apparition publique et  qui enchainait les concerts « sold out ».

http://www.the80s.fr/photo/artiste/milli_vanilli.jpg

 

Mais comme tout succès rapide, le déclin le fût encore plus. En 1990, lors d’un concert, la bande magnétique sur laquelle le duo chantait dérapa. Les spectateurs comprirent qu'ils chantaient en playback.

 

Un second album fut rapidement enregistré et finalisé au printemps 1990. Mais, peu après la sortie du premier titre, et sous la pression des chanteurs, qui, refusaient de participer à la promotion du nouvel album si leur vraie voix n’apparaissait pas sur l’enregistrement, le producteur avoua la vérité sur Milli Vanilli.

 

Robert Pilatus prit, alors, spontanément la décision de restituer le Grammys Awards qu’ils avaient gagné. Mais le groupe dut faire face au désenchantement du public ainsi qu'à une procédure judiciaire aux États-Unis. Ils devinrent dès lors la risée du milieu musical.

 

 

Dès lors, Farian évite toute allusion à Milli Vanilli et tente diverses manœuvres pour récupérer la donne. Changement de chanteur, changement de nom de groupe (Try’n’B), résultat, nouvelle sortie du second album avec trois titres de plus que la version Milli Vanilli et au final, un succès relatif sur le marché américain et une sortie internationale.

 

Pendant ce temps,  Morvan et Pilatus tentent un retour sincère en enregistrant un titre, qu’ils chanteront en direct à la télévision allemande, Don’t give up the fight.

Ensuite, ils emménagent à Los Angeles et y enregistrent un album composé par un nouveau producteur et Morvan. Les chants sont cette fois réellement assurés par Morvan et Pilatus. Mais, le manque de fonds de la maison de disque aura comme conséquence que cet album ne sera distribué que sur le marché américain, marché difficile vu le scandale Milli Vanilli. Cet album fût, donc, un échec commercial.

 

 

En 1997, ils persuadèrent Frank Farian de produire un nouvel album de Milli Vanilli avec cette fois les vraies voix de nos deux compères. L’année suivante, l’album Back and in Attack voyait alors le jour.

 

Cependant, Pilatus devait faire face à ses déboires personnels au cours de la production de l’album. Il était retombé dans la drogue et la délinquance. Il effectua une peine de prison de trois mois en Californie. Farian l’aida financièrement en lui offrant une cure et un billet d'avion pour l'Allemagne. À la veille de la sortie du nouvel album et du début de la tournée officielle, Robert Pilatus fut retrouvé mort dans un hôtel de Francfort. Fabrice Morvan, quant à lui, réussit à surmonter tous ces événements et poursuivit une carrière solo, carrière qu’il mène encore à l’heure actuelle.

 

Nous avons mis en lumière deux exemples, parmi tant d’autres, de décalage entre ce qui paraît et ce qui est réel, musicalement parlant. Actuellement, il y  a encore de ces artifices, car tout d’abord, c’est le milieu qui le veut (qui dit spectacle dit artifice). Ensuite, la technologie actuelle permet une discrétion bien plus importante qu’il y a vingt ans et avec une plus grande facilité, grâce à l’évolution de l’informatique et des logiciels musicaux.

 

Lors du prochain concert que vous irez voir dans une grande salle, demandez-vous si la voix du chanteur, ou de la chanteuse, est bien restituée en direct ou si elle n’est pas corrigée automatiquement grâce à un logiciel . Demandez-vous si tous les instruments sont effectivement joués sur scène ou s’il n’y a pas des « boucles » qui défilent avec une ambiance sonore supplémentaire par exemple.

 

Pour conclure, je poserai simplement cette question :

   

Les artifices sonores en concert: tricherie ou complément d’esthétique musicale nécessaire ?

 

 


 

 


 


 

 


 


 

 

Musicalement vôtre,

DoRéMich

 

Par DoRéMich - Publié dans : Informations générales - Communauté : Musicalement votre...
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 22:16

Vous aimez le rock ??? Ca tombe bien nous aussi, car c’est bien d’un groupe appartenant à ce style musicale que nous allons parler ci-dessous. Them Crooked Vultures ne vous dis peut-être rien et pourtant, si les noms Queens of the stone age, Nirvana et Led Zepplin vous parlent, ce premier n’a rien d’inconnu pour vous.

 

En effet, composé de Josh Homme (ex-Kyuss, QOSTA, Eagles of death metal) à la guitare et au chant, de Dave Grohl  (ex-Nirvana, Foo Fighters)  à la batterie et de John Paul Jones (Led Zepplin) à la basse et au clavier, Them Crooked Vultures nous offre les ingrédients d’un rock mijoté comme nos pères savaient le faire. Direct, sans compromis, mais mélodique et structuré, bref une recette à l’ancienne, bien pimentée. Pour ceux qui pensaient que le rock ne pouvait plus rien offrir, nous avons là une belle preuve du contraire.

 

Cet album éponyme s’ouvre sur un rythme de batterie puissant qui met l’eau à la bouche dès les premières secondes. La suite du morceau se fera en deux temps : une première partie très stone rock dans laquelle nous retrouvons, bien sûr, la griffe sonore de Josh Homme. La seconde partie nous offre une vraie claque ! Il n’y a pas d’autre mot. Vraiment puissant, « No one loves me & nether do I » annonce le reste de l’album. Le premier single « New Fang » offre une cure de jouvence à John Paul Jones et sa basse plus que jamais efficace, « Reptiles » nous embarque dans des  ambiances psychédéliques très réussies et enfin, « Gunman » donne, du haut de sa rythmique disco, envie d’aller se trémousser sur le dancefloor.

 

Que dire de plus, si ce n’est que Them Crooked Vultures (TCV pour les intimes) rassemble tout ce que le rock à de meilleur à offrir. De la puissance, de la précision, des mélodies imparables, et surtout de l’efficacité. Oui je l’affirme haut et fort, ce groupe mérite bien son statut de « Super-groupe », même si j’entends déjà arriver avec leurs gros sabots les détraqueurs habituels et dire « Oui mais ça sonne comme tout le reste des projets de Josh Homme ! ». A ceux-là je dirai de continuer à entendre avec leurs pieds les éternelles productions de supermarché qu’on nous livre par bacs complets sur les ondes ou à la télévision.

 

Bref, pour les intéressés, rendez-vous avec Dave Grohl sur le futur album Slash & Friends, avec Josh Homme sur le dernier Nosfell et avec John Paul Jones pour une future reformation très attendue de Led Zep’. Vous êtes impatient ? Them Crooked Vultures bosse déjà sur un second album qui promet d’être encore plus efficace que ce premier molosse selon les dires de ses membres. "On vient à peine de commencer... Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?", a déclaré Josh Homme au journal anglais The Sun. Et John Paul Jones de poursuivre : "Nous avons tellement plus à offrir"*.  Quant à moi, je retourne taper du pied sur « Scumbag blues ». Bonne écoute à tous et à toutes.


 

 


 

 



 

 



*Source : http://musique.premiere.fr

 

 

 

Musicalement vôtre,

DoRéMich
Par DoRéMich - Publié dans : Articles Rock - Communauté : Musicalement votre...
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 23:27

Jamie Cullum est de retour avec un single, « I am all over it now », qui ne lâche déjà plus les ondes radio et un album « The Pursuit ».


Dès la première cuillérée de notes, on est directement dans le bain, du jazz et de la pop façon Cullum ! Suite logique du précédent album « Catching Tales » on note ici que le jazz passe un peu plus au second plan que sur les deux albums précédents, et c’est bien dommage car c’est là que se situe le domaine de prédilection de notre ami.

 

Mais bon, on ne va pas non plus le blâmer pour avoir essayé de se renouveler. Restons positif ! Le single met de bonne humeur au réveille comme en journée, « Just one of those things » est admirablement réinterprétée, et  « Music Through » est un très bel essai « pop-disco-jazzy » de plus de sept minutes. N’oublions pas non plus la tendre déclaration d’amour qu’est « I think i love you » sur laquelle plus d’un couple se reconnaitra.

 

Une grosse ombre au tableau cependant. La reprise, plus que moyenne, de « Please don’t stop the music » de Rihanna qui aurait pu rester dans les oubliettes de la production. Peut-être Jamie aurait-il du prendre exemple sur ses aînés, qui reprennent de vrais hits? Peut-être aurait-il du se dire que, même bien adaptée, quand une chanson ne dégage rien, elle ne dégage rien? A ce niveau, je tire mon chapeau à Paul Anka et son réarrangement exceptionnel de « Mr Brightside » des Killers façon big band.

 

Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à notre Jamie Cullum et concluons. Même si notre jeune trentenaire n’est pas le maître incontesté des reprises, « The Pursuit » n’en reste pas moins un album pop/jazz très agréable à écouter, avec lequel nous avons passé un agréable moment musical. Les puristes du jazz seront plutôt déçus alors que les fans de pop et les oreilles plus éclectiques y trouveront, eux, leur compte, même si cet album ne laissera pas une trace indélébile dans le monde de la musique qu’elle soit pop ou jazz.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 


 
Musicalement vôtre,

DoRéMich
Par DoRéMich - Publié dans : Articles Jazz - Communauté : Musicalement votre...
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